Destination Napoleon, Itinéraire
Européen du Conseil de l'Europe

Montereau-Fault-Yonne

Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup

La construction de cet édifice a débuté au XIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste. Agrandi et modifié jusqu’au XVIe siècle, il a conservé des marques de toutes les époques, en particulier celles de la Renaissance.  La collégiale fut consacrée à la Viergeen 1395. Les deux dernières travées, dédiées à Saint-Loup (évêque de Troyes au Ve siècle) étaient réservées aux paroissiens de Montereau. Le portail monumental a fini d’être restauré en 2011.

Statue de Napoléon 1er

œuvre en bronze créée par Charles-Pierre-Victor Pajol (1812-1896), fils aîné du général Claude-Pierre Pajol qui mena une charge héroïque et déterminante dans la bataille de Montereau le 18 février 1814.

Le piedestal en granit est orné de deux hauts-reliefs en bronze dont l’un représente cette charge.

Napoléon livra cette bataille depuis les hauteurs de Surville d’où il prononça la célèbre phrase : “Ne craignez rien mes amis, le boulet qui doit me tuer, n’est pas encore fondu”. Après huit heures de combat acharné, Napoléon enlève les ponts de Montereau. C’est l’une des toutes dernières victoires de l’Empereur.

Musée de la faïence

La manufacture de faïence fine de Montereau, fondée en 1745, associée à celle de Creil de 1840 à 1895, puis à celle de Choisy en 1920, ferme ses portes en 1955.

Une patiente collecte effectuée à partir de 1871 restitue un large échantillonnage de ces deux siècles de production, véritable témoignage de l’art industriel. Le musée présente une sélection de 400 pièces qui permet de mesurer l’évolution des formes et des décors au fil du temps.

Depuis peu, le musée abrite dans la salle Paul Quesvers, une exposition permanente sur la bataille que livra Napoléon 1er le 18 février 1814 à Montereau.

Scénographie visuelle et sonore de l’une des dernières victoires de l’Empereur.

Hôtellerie de la Levrette

Edifiée sous Henri IV, cette maison bourgeoise en grès, calcaire et tuile plate est le seul immeuble civil que Montereau ait conservé.

Durant la régence de Marie de Médicis, elle devient une hôtellerie pour mariniers à l’enseigne de la Levrette. Son écurie pouvait accueillir jusqu’à six chevaux. Elle perd sa fonction commerciale avant la Révolution.

Le parement extérieur est amputé d’un tiers au fil des âges, privant les deux fenêtres de droite des éléments décoratifs qui les ornaient symétriquement.

Château des Amendes

Demeure bourgeoise en calcaire et enduit rouge imitant la brique, très en vogue au XIXe siècle. Elle est construite, au milieu d’un parc paysager de deux hectares, pour Edme Frontier, directeur de la faïencerie à l’époque où celle-ci connaît son plein développement.

Le personnel de l’usine (entre 700 et 900 employés) est alors assujéti, en cas de manquement au règlement intérieur, à payer des amendes. Ulcérés par ce procédé, les ouvriers ne tardent pas à répandre le bruit que ces sommes servent à payer la construction du château de leur directeur.

Le surnom de “château des Amendes” est resté.

Caves Saint-Nicolas

Construites en grès sous la falaise, ces caves semblent dater du XIVe siècle. Elles forment un véritable dédale d’allées, de couloirs, de salles voûtées qui ont connu, au fil du temps, des attributions surprenantes :

- la Cave aux Contreforts, utilisée en entrepôt par les bouchers de la ville;

- la Cave aux Bananes a servi de mûrisserie jusqu’aux années 60;

- la Cave aux Graffiti, connue pour ses dessins attribués à un artiste inconnu du XVIIIe siècle;

- la Glacière, qui a permis des siècles durant, de conserver dans un puits, la glace prélevée dans la Seine gelée;

- le souterrain du Boulanger, composé de 15 salles aux formes diverses réparties de chaque côté d’un couloir de 30 mètres de long.

Hospice de la Charité

Cette maison à encorbellement est l'une des trois seules qui subsistent comme telles à Montereau-Fault-Yonne. Au XIXe siècle, les exigences de la circulation conduisent en effet soit à élargir les rues les plus passantes en reculant les façades, soit à supprimer les encorbellements où s'embarrassent les voitures à chevaux. C'est l'étroitesse de la rue du Petit-Chaudron, où aucune voiture ne peut passer, qui sauve cette demeure. En 1695, Jeanne Chineau, fille et épouse de notables, en fait don à la confrérie des dames de la Charité qu'elle préside. La confrérie y recueille et y soigne les malades pauvres de la ville et des faubourgs jusqu'au transfert de cet hospice, en 1717, dans le faubourg du Gâtinais.

Grenier à sel de Preuilly

Ce pavillon est sans doute la plus vieille maison de Montereau-Fault-Yonne. Son existence est attestée dès 1177, quand les enfants d'un certain Gilon en font don à l'abbaye cistercienne de Preuilly. Celle-ci le loua en 1489, non sans s'y réserver un petit grenier pour y entreposer le sel que par privilège elle avait le droit de prélever sur chaque bateau de sel passant à Montereau-Fault-Yonne. Les religieux le vendent en 1619, laissant aux acquéreurs le soin de le restaurer. Au fond de sa cour, une construction annexe jouxte le « marchepied » ou chemin de ronde des murailles de la ville.